Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Critique du film WELCOME TO NEW YORK

Ferrara, l'icône indé des années 80 s'attaque à l'affaire DSK, et attention, ça fait très mâle (pardon pour le jeu de mot). En réalité, ça fait surtout pitié. Réalisé avec les pieds et sans point de vue aucun, Welcome to New York est sans doute le film le plus chiant de l'année. Début du film, un mec demande à Gérard pourquoi il a choisi d’interpréter le rôle de DSK. Réponse de l’intéressé: "Parce que je ne l'aime pas. Je n'aime pas les gens qui font de la politique. Je me méfie de la politique. Je suis un individualiste. Je suis un anarchiste. Je n'aime pas les hommes politiques, je ne les crois pas. Je les déteste". On va faire une petite pose diapo et ensuite, je reprendrais ma critique.

Gégé n'aime pas les gens qui font de la politique.

Gégé n'aime pas les gens qui font de la politique.

Gégé désteste les hommes politiques.

Gégé désteste les hommes politiques.

Gégé se méfie des politiques. (Pour info, le jeune homme à qui Depardieu sert la pogne, c'est Ramzan Kadyrov, le président dictateur de la Tchétchénie. Un mec qui est juste suspecté d'avoir éliminé à la moyenâgeuse une bonne dizaine de ses opposants politiques.)

Gégé se méfie des politiques. (Pour info, le jeune homme à qui Depardieu sert la pogne, c'est Ramzan Kadyrov, le président dictateur de la Tchétchénie. Un mec qui est juste suspecté d'avoir éliminé à la moyenâgeuse une bonne dizaine de ses opposants politiques.)

Nous pouvons reprendre la critique.

D'entrée de jeu, Ferrara nous abreuve de scènes de cul dans lesquelles notre Gégé national se lâche complètement. Ces scènes n'ont aucun intérêt, mais elles sont très drôles au second degré. Durant 40 minutes, Depardieu claque des miches, suce des nibs, et exécute des cunnilingus comme un crève la faim à qui on tendrait un plateau de charcuterie. Chez Ferrara, la caractérisation du personnage de DSK, c'est de la dentelle de Calais. Le mec est un gros porc, point barre. Sans doute impressionné par l'acteur ou bien trop occupé à se repoudrer le nez, le cinéaste lui laisse carte blanche. Et dans le rôle de Babe, le cochon devenu banquier, Depardieu sort le grand jeu. Il éructe, transpire et bouffe tout ce qui lui tombe sous la main. Et là, on se demande si on regarde un film sur DSK ou un biopic caricatural sur Depardieu.


En choisissant l'acteur des Valseuses, Ferrara a commis la première erreur d'une liste longue comme la bite de Rocco (pardon, la vulgarité du film déteint sur moi). Pendant 2 heures, on regarde Depardieu dans ce qui pourrait être sa vie à l'écran, version guignols de l'info. On s'attend presque à le voir déclamer la tirade culte "oooh ma couille!". Ferrara pense avoir fait un brûlot cinématographique sur les hommes puissants se croyant au dessus des lois, mais non, Welcome to new York, c'est juste un navet inoffensif et déjà ringard.


Les américains ont cette belle capacité à adapter très rapidement au ciné les événements politiques qui ont fait l'actu. On peut citer comme exemple le film Les hommes du président, réalisé 4 ans seulement après le Watergate. Ferrara adapte au ciné la chute de DSK, 3 ans après les faits. Mais en général, ces films informent le spectateur en mettant en lumière les zones d'ombre des dossiers traités. Gros problème pour Ferrara, le monde entier connaît tous les rouages de l'affaire Strauss Khan. Résultat? On apprend rien que l'on ne savait déjà, donc on se fait chier comme jamais. Le réal tenait pourtant un vrai sujet pour un film complètement différent: Depardieu himself. J'aurais bien vu un film documentaire à la manière de Barbet Schroeder sur Jacques Vergès dans le film L'avocat de la terreur. Depardieu, l'ogre du cinéma, un long métrage qui reste à faire.

Tag(s) : #LE PLAT DU JOUR (actualité ciné)

Partager cet article

Repost 0