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Réalisateur : Guillaume Canet

Origine : France

Durée : 2H34 (dur!)

Année : 2010

bareme 0

 

 

Critique :

 

Félicitation Guillaume pour avoir réussi à chopper le gratin des acteurs français pour ton film. Encore un énorme bravo, car il faut du talent, un effort constant, pour les faire jouer comme des savates. D'entrée de jeu, respect man. Tu as réalisé un film unique, un long métrage qui n'en finit jamais, une oeuvre d'une insondable beauferie regorgeant de scènes cultes (de manière inconsciente). Avec tes petites mains d'artiste, tu as écrit un scénario qui capte en profondeur ce qu'est le sentiment d'amitié (rires). Et pour étayer ton propos, tu as couché sur pellicule l'histoire de huit parisiens détestables qui partent se dorer la pillule au Cap-Ferret.

 

Tu es jeune, vigoureux, t'as la patate, les dents qui rayent le plancher, bref, tu as tout pour toi. Tu représentes la jeunesse créative du cinéma français et pourtant, tu viens de balancer à la face des français, un des films les plus ringards de ces dernières années. Si jeune et déjà si vieux dans ton crâne. Et puis Guillaume, je ne pensais pas que tu puisses être autant moralisateur et réactionnaire. L'approche de la quarantaine te fait flipper, tu t'es dit qu'il était temps de faire un bilan de ta vie et d'essayer de comprendre les erreurs de parcours que tu as pu commettre. C'est un acte courageux, mais la prochaine fois, évite de nous montrer tes réflexions lourdingues sur grand écran, ça fait peine à voir.

 

Car oui Guillaume, ton film respire le film à papa, le film du dimanche soir que ma grand mère adorait regarder sur Antenne 2. Un truc qui flatte le désir de traditionnalisme maquillé (comme un camion volé) en pensum branchouille du plus mauvais effet. Par exemple, le personnage de Gilles Lellouche (que tu as écrit à la truelle) est un macho qui passe son temps dans des plans culs et qui a une femme qui l'aime. La compagne de Gilles prend connaissance de ses égarements coquins et le plaque sur le champ. Gillou est triste et regrette d'avoir agit comme un con. Pour toi Guillaume, tout se paie. Le plaisir sexuel que Gillou allait trouver ailleurs se paie dans la douleur. On ne trompe pas sa femme bordel!!! Et pourquoi pas ? Avec le personnage de Marie (Cotillard), tu enfonces le clou. Marie est une fille un peu paumée qui fume bien évidemment pétards sur pétards. Marie couche avec beaucoup d'hommes et cette petite les traite plus ou moins comme de la merde, tel des sex toys vivants. Et bien elle aussi, tu lui fais payer ses agissements. Elle se retrouve enceinte et souffre seule, en silence...On ne baise pas à droite et à gauche! Il faut se poser et choisir un Homme!! Guillaume où le père la morale.

 

Cependant, ton film est assez agréable à regarder (au second degré, of course). Tu enchaînes les séquences ridicules avec la précision d'un métronome. Par exemple :

 

1/ La déclaration d'amour de Magimel à François Cluzet : une scène plutôt gênante à visionner, des dialogues écrit avec les pieds, un sommet de n'importe quoi.

 

2/ La déclaration d'amour de Gilles Lelouche à sa meuf qui vient de le plaquer : Gillou hurle son désespoir, il craque, il pleure, il bafouille. Du grand art dans le pathétique.

 

Ton film pue la naphtaline, sous couvert de branchitude tu dissimules des idées "travail famille patrie" assez gerbantes. Pour toi, l'homme n'est heureux qu'en couple, le vivre à deux est un idéal de vie. Gillou et Marie paient leur manque de talent pour parvenir à cette symbiose. Antoine (Laurent Laffite) passe son temps à attendre des textos de la part de son ex. Tout le monde le prend pour un con immature. Mais non, Antoine parvient à se remettre avec Juliette. Tout est mal qui finit bien. Ils sont de nouveau en COUPLE, les choses rentrent dans l'ordre, ouf! François Cluzet et Valérie Bonneton forment quant à eux un couple solide sur lequel on peut s'appuyer. Un vieux couple sculpté dans le marbre, une référence morale. Et puis il y a le petit Vincent (Magimel), en couple avec Isabelle (Pascale Arbillot). Ostéopathe, marié, deux enfants blonds. Vincent à un souci, il est amoureux de Cluzet. Magimel sera triste durant tout le film. Le couple homosexuel est banni, il ne peut exister car il n'y a pas l'idée de procréation derrière tout ça. Les deux amis oublieront ce qu'ils se sont dits. On enterre bien cette histoire, on passe à autre chose, car Guillaume, tu ne sais pas comment traiter ce sujet.

 

PS : J'ai découvert le message principal de ton film. Au début des Petits Mouchoirs, Dujardin s'éclate au Baron avec Lellouche. Ils picolent à mort et embrassent des filles sur la bouche. Dudu décident de se barrer de la boîte complètement pété. Il prend son scooter et se fait éclater par un poids lourd au détour d'une rue. Oui Guillaume, il ne faut pas boire au guidon. Tu as raison, c'est mal, on le paie de sa vie!! La rigolade ca va un temps.

 

En conclusion, Les petits mouchoirs, c'est l'histoire de huit connards au Cap Ferret. Les aventures de huit beaufs qui ne foutent rien de leurs journées. Huit nombrilistes exécrables aux dialogues pathétiques qui agissent tous comme des cons. Un film de la jeunesse UMP ultra manichéen, un navet saturé jusqu'à la gorge de clichetons, un machin difforme qu'il faut éviter à tout prix.

 

 

 

 


 
Tag(s) : #RESTO-BASKET (navets-nanars-films ratés)

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